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DéC
Un certain regard
La nuit dernière à 23h22, j’ai décidé d’arrêter mon blog.
Encore beaucoup de choses à dire, mais aussi beaucoup de cynisme, qui n’est malheureusement plus compensée par ma bonne volonté et ma motivation. « La blogo tourne mal, y’a quelque chose de bancal dans son tempo » (Zabou Red, chanteuse et blogueuse belge).
Il y a un an, on m’aurait demandé conseil pour ouvrir un blog, j’aurais répondu de faire ce que l’on aime, et surtout être sincère avec soi et les autres. Aujourd’hui, j’ai plutôt envie de donner les clés du succès suivantes : surendettement, total look Sandro, fautes d’orthographe, vide dressing pour renflouer le crédit CETELEM. (Beaucoup de cynisme, j’avais prévenu).
Sans compter les melonites aigües (y’a pas de centre de vaccination, pour ça ?), les donneuses de leçons, les hypocrisies mercantiles, les règlements de compte, les lèches de lace up wedges, j’en passe et des meilleures.
Le tableau ne serait pas complet sans vous avouer mon incapacité actuelle à faire bonne figure devant l’appareil photo : trop grosse, trop cheu-mo, trop mes cheveux que j’aime pas et que je préférais avant, trop plus envie de faire du shopping, de toute façon.
La nuit dernière à 23h23, j’ai pleuré.
Encore tellement de choses à dire, ah ça oui, mais surtout, parce ce blog fait désormais partie intégrante de mon identité. Pour preuve mon sentiment d’expropriation à envisager même de quitter ce petit monde, qui me prend beaucoup, mais qui me donne tellement, aussi.
Avec ce sentiment d’illégitimité qui me colle au corps, ça me fait toujours rire qu’on me prenne pour une experte en mode et qu’on me pose des questions du style « Que penses-tu du fait qu’il y ait non pas un, ni deux, mais huit boutons de rechange sur mon pantalon ? » (Euh, comment te dire ? Je n’ai absolument pas d’avis sur le sujet).
Et cette valorisation, je ne suis pas encore prête à m’en passer. Raison pour laquelle ce matin, à 8h05, j’ai décidé de ne pas arrêter mon blog. (Ouf, vous pourrez vous épargner des traditionnels « Oh noooon, reste, tu vas trop nous manquer ! »).
Mais j’avais besoin de vous expliquer pourquoi mon silence. Et j’en avais aussi besoin comme transition pour pouvoir me remettre à vous parler de ma plus-trop-nouvelle-jupe-mais-trop-belle-quand-même, et surtout de mon drame capillaire : je me préférais en blonde.
On se retrouve demain?
20:47 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping, Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, blog, blogo, mode, sfera, shopping | Tweet Commentaires | 75