12
Avr

PS: I love you

Je pensais que ce serait plus difficile que ça. Qu’accoucher de ce billet se ferait dans la torture et la souffrance, alors qu’en cet instant, je fais preuve d’une rare sérénité d’esprit, tant le questionnement a fait son chemin, jusqu’à aboutir à cette évidente décision qui s‘est imposée d’elle-même.

 

L’autre jour, une amie chère à mon cœur, celle-là même qui m’a donné envie de bloguer, m’a dit que ça l’énervait tellement que je ne poste plus qu’elle allait m’enlever de sa liste de favoris. J’ai trouvé ça brutal, au premier abord, puis j’ai compris que l’aventure s’arrêterait aussi facilement qu’en appuyant sur la touche « supprimer ».

 

C’est ce que vous pourrez faire après voir lu ceci, vous pourrez reprendre une activité normale, me faire retomber dans les limbes de l’anonymat. Si je m’accrochais à ce blog uniquement par crainte de perdre ce semblant de notoriété, il s’agirait de la plus mauvaise leçon d’auto-satisfaction.

 

Alors que j’ai écrit les premières lignes de ce blog en état de légère intoxication alcoolique, le minimum qu’il me fallait pour me donner le courage nécessaire, je le termine avec le sentiment d’avoir accompli ce que je pouvais, ce que je devais. L’envie d’écrire est toujours là, intacte et de plus en plus égoïste, manque le besoin comme moteur de ma motivation.

 

Je n’ai plus ce besoin d’exposer ce que j'ai comme preuve de ce que je suis, je n’ai plus besoin de recueillir des compliments, je n’ai plus besoin d’être rassurée sur l'image que je peux renvoyer de moi ; ce chemin d’exploration de soi, -en tout cas d’une facette de soi, la désinvolte et futile-, j’ai l'impression d'en avoir fait le tour.

 

Le blog comme thérapie, j’y crois et l’ai souvent écrit, et vous avez été mes thérapeutes, écoutes et conseillères attentives, pendant un peu plus de trois ans, ce dont je tiens à vous remercier chaleureusement et très sincèrement.

 

Apprendre à se connaître est la chance que vous m’avez donnée, avoir confiance en soi est l’aboutissement auquel je suis parvenue.

 

Pour tout ça et pour le reste, je vous dis merci, et bon vent.

 

PS : I love you.

17:10 Écrit par Smarty Zabou | Lien permanent | Commentaires (177) |  Facebook |