10
Jan

Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois?

 

Vous les avez vus fleurir la semaine passée chez vos amies Facebook,  les statuts colorés. Beaucoup de noir, un peu de blanc, du rose, aussi. Interloquée, vous vous êtes demandé ce qu’il en retournait, vous avez même posé la question. « Mais ça veut dire quoi, ces codes couleur ? »

Puis vous recevez un message sur votre boîte mail, qui dit ceci : « c’est un petit jeu, écris la couleur de ton soutif dans ton statut, et fais suivre ce message à tes contacts filles uniquement. Il s’agit de donner un coup de pouce à la prévention du cancer du sein. On verra combien de temps les mecs mettent à comprendre de quoi il s’agit ».

D’abord amusée, vous vous rappelez que votre soutien gorge est mauve. Mais, alors que vous êtes sur le point de l’écrire dans votre statut, vous vous dites : « Minute. C’est une initiative de qui, ça ? Est-ce que je ne suis pas en train de faire un truc uniquement pour faire comme les autres ? ». Réponse : SI. Vous vous ravisez donc.

Comprenez-bien : je n’ai assurément rien contre la prévention du cancer du sein. Pour avoir deux de mes tantes maternelles qui en ont souffert, je suis sans doute même davantage préoccupée par la question que la plupart de mes semblables de mon âge.

Quand on parle de prévention, j’ai tendance à penser, et je l’avais même écrit ici-même, que la fin justifie les moyens. Oui, sauf que dans la campagne menée par Marie Claire, dévêtant des célébrités qui « montraient leurs seins pour sauver leur vie », rapport au fait qu’elles avaient toutes subi au moins une fois une mammographie, il y avait un message de prévention.

Dans l’affichage de la couleur de son soutien gorge sur Facebook, j’ai eu beau chercher un message de prévention, je ne l’ai trouvé nul part. Où a-t-on rappelé aux femmes qu’il convenait de faire contrôler ses seins une fois par an par son gynécologue ? Où a-t-on lu que la mammographie était le seul moyen de détection ? Je regrette ne pas l’avoir lu.

Mais plus que tout, j’ai trouvé vraiment malsain de vouloir sexualiser cette préoccupation de prévention du cancer du sein, en l’accompagnant de la question de savoir en combien de temps les mecs allaient comprendre de quoi il s’agissait.

Précisément, de quoi s’agit-il ? De susciter l’excitation des mecs, leur imagination mal placée, une fois le « complot féminin » dévoilé ? Combien d’entre eux savent exactement ce qu’est une mastectomie ? Toujours excités ?

Alors reste cette histoire de buzz. Ah, le buzz. Je citerais donc ma pote Frieda qui, à propos du même sujet, avait commenté très justement qu’un buzz « ça fait pshiiiiiit en moins de 24 h (…) Le buzz, c'est surfer sur le vent. C'est ce qu'on fait avec un blog, le billet du jour "tue" quasi le précédent. Du buzz et rien d'autre sur un sujet comme celui-ci, c'est juste stupide ».

13
Aoû

Défi: premier bilan et perspectives

150_euros_140.jpgEn bonne blogueuse influente que je suis, j'ai donc involontairement convaincu Fri, Sarah et Coline de rejoindre le côté obscur de la société de consommation, ou le budget fringues limité par mois. Que même que Baraginie, celle là même qui est en shoe diet pour un an, elle nous a fait un super logo... donc qui m'aime peut désormais me suivre!

Pour éviter tout débat à ce sujet, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : c'est, avant toute chose, une chance que de pouvoir dépenser ce montant là par mois en fringues, je le consens bien volontiers.

Par contre, pas de fausse hypocrisie non plus : si vous suivez mon blog depuis un certain temps, nul besoin d'être savant mathématicien pour s'apercevoir que, jusqu'alors, les 150 € sont largement dépassés tous les mois.

Les règles ? Après délibération, nous avons convenu que le serrage de ceinture concerne les vêtements à proprement parler, les chaussures et les sacs. Après, tout ce qui est maquillage, parfum etc relevant de la stricte hygiène élémentaire (et on ne transige pas avec l'hygiène), est hors budget.

Y'a encore des zones d'ombre, certes, qui devront faire l'objet d'une interprétation en cours de route, du style sous-vêtements, ou bijoux, par exemple. Les cadeaux qu'on nous ferait (comme mes lunettes, offertes par ma mère), ne comptent évidemment pas. J'dis ça, j'dis rien.

Et comme une règle n'est efficace que si son non respect est sanctionné, l'éventuel dépassement de budget mensuel viendrait grever d'autant le budget du mois suivant. Par contre, si par hasard, la totalité du budget n'a pas été consommée... euh, par je ne sais quel hasard... bah, comme ça n'arrivera pas, y'a rien de prévu.

Cela étant, j'ai décidé de commencer par shopper... dans mon propre dressing. Un petit tri préalable m'a convaincu que ma garde-robe recelait des pièces qui ne demandaient qu'à être sorties.

Comme cette tunique Hannah Moré, qui date de l'année passée, et dont je dois bien avouer avoir totalement oublié l'existence. Remettre la main dessus, c'est un peu comme retrouver un vieux pote sur Facebook : jusque là on n'en avait rien à foutre, puis on peut pas s'empêcher de se demander ce qu'il est devenu.

Le budget limité, une contrainte, certes, mais une contrainte salvatrice.

Méribel 2009 II 055.JPG
Méribel 2009 II 060.JPG
Tunique à bords lisersés pailletés Hannah Moré
Sac Zara