15
Mai
Tant qu'y a de la vie...
L’autre soir, avec mes amies, autour d’un verre de Champomy, nous nous sommes aperçues que les cadeaux de l’être aimé étaient ceux qui nous stressaient le plus : stress à l’idée qu’il n’ait pas compris les allusions à l’objet rêvé, stress de ne pas aimer, stress de ne pas oser lui dire qu’on n’aime pas, stress d’aller le changer en douce sans qu’il s’en aperçoive.
D’où ce constat : l’homme doit être éduqué à comprendre nos goûts. Ce qu’il croit être une robe informe est en fait une splendeur de chez Isabel Marant, mais il l’ignore encore. Ce qu’il croit être une vieille robe de grossesse de sa mère est en fait la longue robe néo-hippie que l’on cherchait tant.
Le plus paradoxal, dans cette affaire, c’est qu’il a notre garde robe juste sous son pif, qu’il nous voit nous habiller chaque jour, mais qu’il ignore encore tout de notre style. J’avoue, je suis limite désespérée lorsque, devant une vitrine de chez Un jour ailleurs, il me demande « T’aimes bien ça ? », ce sur quoi je lui décoche le regard « Tu périras pour ta témérité, vil manant ! ».
Vous imaginez donc mon inquiétude lorsque, l’autre jour, le Prince Russe est rentré l’œil triomphant à la maison, en me disant qu’il avait repéré un joli vêtement pour moi (aïe), et qu’il l’avait fait mettre de côté (re-aïe). Il ne fallait pas plus longtemps pour que j’échafaude des plans pour me tirer de cette mauvaise affaire, genre que ce sera trop petit, ou trop grand, lorsque j’essaierai… hum… la chose.
Partant sur cette idée, je ne pouvais qu’être agréablement surprise. Mais à ce point là, non, je ne m’y attendais certainement pas : une jupe, taille haute, légèrement boule, avec deux poches ballantes, en soie. A la suédoise. Sauf que c'est du danois, du Gestuz. Ben merde, alors, je suis sciée, encore plus par son initiative que par la beauté de la... chose, qui est belle, pourtant.
22:06 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, gestuz, jupe taille haute, shopping | Tweet Commentaires | 17