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Jui
La où y'a de la gêne...
C'est l'enseignement à tirer de l'acquisition de ma pythonnerie (copyright Punky). Je sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais je suis une fille à gênes. Entendez par là : qui se prend régulièrement des gênes.
Ma pythonnerie, je l'avais repérée à une période où ma carte Visa faisait la gueule, mais je m'étais auto-convaincue que, de toute façon, elle était tellement moche que personne n'en voudrait et qu'elle serait toujours là quand je serai revenue en fonds.
Mais deux jours après, ô drame, ô désespoir, elle avait quitté les rayons de chez Zara. D'où que je fonce vers la première vendeuse que je croise pour lui demander : « tiens, l'horrible chemise en python, qu'y avait là, l'autre jour, vous l'avez plus ? ».
« Si elle est plus là c'est qu'on les a toutes vendues », qu'elle me répond, mais sans même lever la tête de sa pile de tee shirts. « Bizarre », ai-je dû dire tout haut « elle était pourtant bien moche... »
Mais non, en fait, ça doit être ça : la vendeuse, elle en sait rien. La vendeuse, elle est pas motivée pour deux sous. La vendeuse, si ça se trouve, elle voit même pas de quelle chemise je parle. Oui, c'est ça, allons en voir une autre, tiens, celle en cabine, par exemple, elle m'a l'air plus dégourdie.
« Vous avez plus la chemise en python qu'y avait là, l'autre jour ? », ayant bien appris ma leçon. Eclair dans son regard : oui, elle voit de quelle chemise je parle, elle va aller voir, oh, je le savais, quelle connasse, l'autre avec sa pauvre petite pile de tee shirts, elle est vraiment pas fut'fut', quand même.
Deux minutes plus tard, c'est la merde, je veux me cacher, là, tout de suite, derrière le tabouret : rev'là ma première vendeuse, à qui la deuxième, celle que je croyais pourtant intelligente, est allée s'enquérir de ma chemise en python.
« C'est pour vous, la chemise en python ? ». « Euh oui », je réponds tout piteusement. « Mais si je vous dis qu'y en a plus, c'est QU'Y EN A PLUS ». Oh, ça va, hein, en même temps, pas besoin de le prendre sur ce ton, le client est roi, non mais.
D'ailleurs, c'est pas peu fière que, après avoir trouvé ma pythonnerie à Bruxelles, je suis retournée pavaner dans mon Zara, la fourrer sous le nez de la vendeuse à la pile de tee shirts, genre « vous voyez, hein, quand je vous l'disais qu'elle était trop moche pour être sold out »...
20:03 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, blog, mode zara, shopping | Tweet Commentaires | 42